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Zouhair Souissi

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La toux entre le pneumologue et l’ORL

publié le juin 14, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

Conférence :

  • Titre : La toux entre le pneumologue et l’ORL
  • Séance Allergies respiratoires  - Samedi 3 juin 2023

Biographie de la conférencière

  • Pr Selsabil Dabboussi
  • Pneumo-Allergologue - service de Pneumologie Hôpital Militaire de Tunis

Compétences et expertise : 

  • Pneumo-Allergologie - Echographie thoracique
  • Pneumologie interventionnelle
 
Conférence résumée par  :
Dr Rym Khemakhem

    Résumé de la conférence

    La toux chronique est définie par une toux dont la durée est supérieure ou égale à 8 semaines. Selon les experts, ce trouble devrait être identifié comme une maladie a part entière, avec ses propres phénotypes, causes et prise en charge.

    Il convient d’évaluer le caractère invalidant de la toux : impact psycho-social et/ou un des complications suivantes :

    • Toux insomniante, émétisante, asthénisante
    • Fracture de côtes, myalgies aigues, apparition ou majoration d’une hernie ou prolapsus
    • Fuite urinaire, céphalées, perte de connaissance
    • Complications plus rares : hémorragie sous conjonctivale, brady/tachycardie.

    L’évaluation subjective repose sur l’utilisation de l’échelle visuelle analogique (EVA) car cet outil est facile d’utilisation en pratique clinique.

    Il est proposé par les experts de rechercher des signes d’alarme en faveur d’une pathologie grave en cas de toux chronique avec une radiographie du thorax comme examen de première intention.

    Il est recommandé de rechercher des médicaments tussigènes comme facteurs favorisants et de réévaluer la toux après 4 semaines d’arrêt. Il est recommandé aussi de fournir une aide au sevrage tabagique chez les patients fumeurs-tousseurs chroniques. Une durée minimale de 4 semaines est nécessaire pour voir les bienfaits du sevrage sur la toux chronique.

    Il est recommandé de rechercher les symptômes respiratoires pouvant faire suspecter le diagnostic d’asthme, de reflux gastro-oesophagien et de Rhinosinusite en cas de toux chronique (les 3 étiologies les plus fréquentes).

    Il est recommandé de faire un traitement d’épreuve d’au moins 4 semaines par corticothérapie inhalée chez tous patients tousseurs chroniques sans étiologie évidente.

    Dans le contexte d’une toux chronique, un traitement anti-reflux ne se justifie qu’en cas de symptomatologie clinique de reflux (pyrosis, régurgitations).

    Il est proposé par les experts de définir la toux chronique réfractaire ou inexpliquée (TOCRI) comme une toux chronique, ayant fait l’objet d’un suivi bien conduit depuis au moins 6 mois et ayant l’un des critères suivants : pas de cause retrouvée malgré une exploration extensive orientée par la clinique et qui comporte à minima un interrogatoire exhaustif, une nasofibroscopie ORL, une radiographie de thorax et une spirométrie.

    Caractéristiques de la toux chronique par excès de sensibilité :

    • Irritation des voies aériennes supérieures (larynx, pharynx), paresthésies des voies aériennes supérieures.
    • Toux déclenchée par des stimuli non tussigènes : parole, rire.
    • Augmentation de la sensibilité de la toux à des stimuli inhalés.
    • Toux paroxystique difficile à contrôler.

    Il est recommandé (dès que ces traitements seront disponibles) de proposer des antagonistes des récepteurs de P2X3 pour le traitement de la toux chronique réfractaire ou inexpliquée. Image de stockking sur Freepik

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      Toux

      Polypose Nasosinusienne et biothérapie

      publié le juin 14, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

      Conférence :

      • Titre : Polypose Nasosinusienne et biothérapie
      • Séance Allergies respiratoires  - Samedi 3 juin 2023

      Biographie de la conférencière

      • Pr Samia Sahtout
      • Oto-rhino-laryngologiste - Centre Medical Pasteur Tunis

      Compétences et expertise : 

      • ORL - Allergies
       
      Conférence résumée par  :
      Dr Rym Khemakhem

        Résumé de la conférence

        La polypose Nasosinusienne (PNS) est une inflammation chronique de l’ethmoïde dont le traitement de références est la corticothérapie. Les biothérapies constituent un tournant majeur dans la prise en charge des PNS en bloquant ou plusieurs facteurs spécifiques de l’inflammation.

        Selon l’EPOS 2020, l’immunothérapie est indiquée en cas de polyposes bilatéraux chez un patient ayant eu une ethmoidectomie avec au moins 3 critères parmi les suivants :

        • Inflammation de type Th2 (Eosinophiles tissulaires >10/champs ou Eosinophiles sanguins>250/mm3 ou IgE sanguins>100UI/ml)
        • Corticoïdes généraux >3 cures/an ou traitement à faible dose> 3 mois
        • Altération significative de la qualité de vie (SNOT-22>40)
        • Hyposmie significative (anosmie avec tests olfactifs)
        • Diagnostic d’asthme comorbide nécessitant des corticoïdes inhalés.

        Les molécules qui ont actuellement l’AMM Européenne sont l’Omalizumab, le Dupilumab et le Mepolizumab.

        Les études ont montré que les biothérapies améliorent le score endoscopique des polypes, le score de la congestion nasale, les troubles de l’Odorat, la qualité de vie et le recours à la chirurgie (Etude Ostro).

        Ces traitements sont globalement bien tolérés, sans effet indésirables majeurs.

        Image de wayhomestudio sur Freepik

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          Sinusite Biothérapies

          Asthme et biothérapies

          publié le juin 14, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

          Conférence :

          • Titre : Asthme et biothérapies
          • Séance Allergies respiratoires  - Samedi 3 juin 2023

          Biographie de la conférencière

          • Pr Agnès Hamzaoui
          • Pneumo-Pédiatre et Allergologue chef du service de Pneumologie du Pavillon B Hôpital A. Mami Ariana

          Compétences et expertise : 

          • Pneumo-Allergologie - Asthme
          • Pneumologie pédiatrique
           
          Conférence résumée par  :
          Dr Rym Khemakhem

            Résumé de la conférence

            En cas d’asthme non contrôlé par un traitement optimal personnalisé, une évaluation par un expert est nécessaire afin d’ajuster le traitement notamment l’ajout de LAMA, de l’azithromycine et le contrôle des comorbidités et des facteurs associés avant de prescrire une biothérapie.

            L’Omalizumab (IgE) est indiqué en cas d’asthme allergique modéré à sévère, polypose nasale, urticaire chronique et asthme avec sensibilisation aux moisissures. Il permet une réduction des exacerbations automnales.

            Les anti IL5 (Respizumab, Mepolizumab, Benralizumab) sont indiqués en cas d’hyperéosinophilie supérieurs à 300/µl avec des exacerbations. Le Benralizumab permet une réduction des défects ventilatoires dus au mucus chez les patients asthmatiques non contrôlés avec des bouchons muqueux significatifs.

            Le Dupilumab (IL4R/13R) est indiqué pour l’asthme Th2 sévère non contrôlé par corticothérapie inhalé avec 2 autres médicaments de contrôle (eosinophile >150/µl et/ou FeNO >20) et pour les atopies sévères. Il permet de diminuer le risque d’exacerbation sévère en cas d’hypereosinophilie majeur et persistante.

            Finalement le Tezepelumab est indiqué pour l’asthme sévère T2 ou non T2 mais avec des meilleurs résultats si le FeNO ou les Eosinophilie sont augmentés.

            Par ailleurs l’expression génique Th2 est non corrélée aux taux de cytokines, ni aux taux des IgE, mais elle est modérément corrélée avec l’Eosinophile et le FeNO.

            Les critères de réponse aux traitements, selon les recommandations de l’EEACI, sont principalement les exacerbations, le niveau de contrôle de l’asthme, la qualité de vie, les effets secondaires du traitement, la fonction respiratoire (VEMS), l’utilisation de la corticothérapie (inhalé ou orale) et le recours aux traitements d’urgence.

            Selon le consensus DELPHI, les supers répondeurs sont les patients qui ont au moins 2 critères majeurs parmi les 3 : disparition des exacerbations, une amélioration importante du contrôle et l’arrêt d’une corticothérapie orale.

            La réévaluation sera réalisée toutes les 3-6 mois. En cas de réponse insuffisante, il faut réévaluer l’inflammation, vérifier le mécanisme et le dosage du traitement et rechercher les anticorps neutralisants avant de changer la biothérapie.

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              Asthme Biothérapies

              Intérêt et indications du TILE (Test Itératif de Latence d’Endormissement) et du TME (Tests de Maintien d’Eveil)

              publié le juin 14, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

              Conférence :

              • Titre : Intérêt et indications du TILE (Test Itératif de Latence d’Endormissement) et du TME (Tests de Maintien d’Eveil)
              • Séance Pathologies du sommeil - Vendredi 2 juin 2023

              Biographie de la conférencière

              • Dr Marie Françoise VECCHIERINI
              • Praticien attachée au centre du sommeil et de la vigilance, centre de référence des hypersomnies rares, Hôtel Dieu, AP–HP
              • Neurologue et Psychiatre, spécialiste des pathologies du sommeil, après une formation clinique et en neurophysiologie.
              • Ancienne présidente de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil (SFRMS)

              Compétences et expertise : 

              • Pathologies du sommeil - VNI
               
              Conférence résumée par  : Dr Rym Khemakhem 
                Résumé de la conférence

                La notion récente d’hypersomnolence intègre la somnolence diurne excessive et une quantité excessive de sommeil ou des perturbations du réveil. Généralement, le praticien se posera la question de l’utilité du Test Itératif de Latence d’Endormissement (TILE) et du Test de Maintien d’Eveil (TME) devant un patient qui se plaint d’hypersomnolence. Il convient tout d’abord d’éliminer les diagnostics différentiels notamment la fatigue, l’apathie et la clinophilie. L’évaluation de l’hypersomnolence débute par un interrogatoire, l’agenda de sommeil et l’utilisation de différents échelles (EVA, Echelle de somnolence d’Epworth…). D’autres moyens plus objectifs sont disponibles tels que le TILE et le TME.

                Le TILE est le test de référence de mesure de la somnolence. Il permet une mesure objective de la tendance physiologique ou de la propension à s’endormir en l’absence de facteurs éveillants. Avant la réalisation du TILE, un interrogatoire minutieux doit être fait afin d’évaluer les habitudes de vie, établir l’agenda du sommeil, supprimer les médicaments qui influence le sommeil profond. En cas de SAOS traité, le TILE doit être programmé quand le patient est stable avec un traitement accepté et efficace. La nuit précédant le TILE, une polysomnographie complète doit être enregistrées. Il faut assurer le confort maximal pour le patient avec un enregistrement vidéo obligatoire au cours des tests. Le test va comporter minimum 3 électrodes de EEG, 2 dérivations EOG, 1 voie EMG des muscles de la houppe du menton et 1 dérivation ECG. Le test sera arrêté 15 minutes après la première époque de sommeil, y compris du stade 1 et si le patient ne s’endort pas, il sera arrêté au bout de 20 minutes.

                Le rapport des tests doit mentionner l’heure de début et de fin de chaque test, la latence d’endormissement à chacun des tests, la moyenne des latences d’endormissement aux 5 tests, la latence de survenue du sommeil profond, le nombre de périodes d’endormissement en sommeil profond et la durée du temps dormi à chaque test. Une latence du sommeil inférieure à 11 minutes est considérée comme pathologique. Une valeur inférieure à 8 minutes définit une somnolence sévère. Ce test est indiqué en cas de narcolepsie avec ou sans cataplexie, l’hypersomnolence idiopathique, dans certains cas de somnolence résiduelle d’un SAOS correctement traité. Plusieurs facteurs peuvent influencés les résultats du test notamment le rythme circadien, l’âge et l’effet plancher en cas de somnolence très importante.

                Le TME mesure la capacité d’un sujet à rester éveillé. Il mesure 2 composantes : une composante de somnolence et une composante d’éveil. Contrairement au TILE, une polysomnographie est non obligatoire la nuit précédant le TME. La consigne à donner au patient sera de rester éveillé aussi longtemps que possible. Toutes les 2 heures, on va réaliser 4 tests de 40 minutes avec un enregistrement vidéo obligatoire. Le test débute dès la consigne donnée.

                La fin du test se fait après 3 époques consécutives de stade 1 ou une époque d’un autre stade de sommeil. En absence de sommeil, le test est arrêté au bout de 40 minutes. La latence du sommeil est le temps entre le début du test et la première époque continue de sommeil. Le rapport des tests doit mentionner l’heure de début et de fin de chaque test, la latence de survenue du sommeil, le stade de sommeil survenu à chaque test et la latence moyenne d’endormissement. Un test est considéré pathologique si la latence du sommeil est inférieure à 19 minutes ou inférieurs à 30 minutes en cas de conduite automobile.

                Les principales indications des TME sont l’évaluation de l’efficacité des produits stimulants de la vigilance, l’évaluation de l’efficacité de la PPC sur la somnolence en cas de SAOS et la suspicion de l’existence d’un risque pour la sécurité personnelle ou publique notamment dans le cadre de pathologie professionnelle.

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                  Sommeil

                  Unité sommeil de demain, une révolution en perspective : A propos d’une expérience de centre sommeil pluridisciplinaire PEAS de Bordeaux

                  publié le juin 14, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

                  Conférence :

                  • Titre : Unité sommeil de demain, une révolution en perspective : A propos d’une expérience de centre sommeil pluridisciplinaire PEAS de Bordeaux
                  • Séance PID - Vendredi 2 juin 2023

                  Biographie de la conférencière

                  • Pr Marc Sapene
                  • Pneumologue et Somnologue du secteur libéral
                  • Pôle d'Exploration des Apnées du Sommeil - Bordeaux

                  Compétences et expertise : 

                  • Pathologies du sommeil - VNI
                   
                  Conférence résumée par  :
                  Dr Rym Khemakhem

                   

                    Résumé de la conférence

                    Les troubles du sommeil sont assez fréquentes et souvent associées à d'autres pathologies avec un coût économique considérable. Ils peuvent être considérés comme une maladie de système nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. Cette prise en charge doit être centrée sur le patient avec un parcours patient diagnostic bien identifié et détaillé comportant une plateforme téléphonique indépendantes et un plateau technique diagnostic permettant l’exploration des plaintes de sommeil. Il s'agit d’une prise en charge globale qui peut être réalisée en hospitalisation et en ambulatoire.

                    Les kinésithérapeutes, les diététiciennes nutritionnistes et les docteurs en psychologie ont un rôle important dans cette prise en charge.

                    L’activité en hospitalisation comporte la mise en place de VNI, des ASV, de la ventilation de SAS chez des insuffisants cardiaques et le réglage de PPC difficiles. Pour l’activité en Hôpital du jour, on peut explorer l’insomnie et mettre en place l’orthèse d’avancer mandibulaire.

                    Au-delà des soins, l’unité de sommeil est impliquée dans la recherche scientifique, les stages d’immersion et l'éducation thérapeutique, sans oublier l'ouverture vers d'autres perspectives comme la prévention et l'innovation d'organisation des soins..

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                      Sommeil

                      Nouvelles recommandations de la prise en charge la fibrose pulmonaire idiopathique

                      publié le juin 13, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

                      Conférence :

                      • Titre : Nouvelles recommandations de la prise en charge la fibrose pulmonaire idiopathique
                      • Séance PID - Vendredi 2 juin 2023

                      Biographie de la conférencière

                      • Pr Ines Zendah
                      • Pneumologue du secteur hospitalo-universitaire
                      • Service du pavillon I - Hôptal A. Mami Ariana Tunisie

                      Compétences et expertise : 

                      • Maladies Rares Pulmonaires - HTAP
                      • PID - Poumon et maladies systémiques
                       
                      Conférence résumée par  :
                      Dr Hana Blibech

                        Résumé de la conférence

                        La fibrose pulmonaire idiopathique est la forme la plus fréquente des pneumopathies idiopathiques chroniques de l'adulte. Elle est associée à un pattern radiologique et histologique de pneumonie interstitielle commune. Elle est caractérisée par une aggravation progressive de la dyspnée et des performances respiratoires, d'où son mauvais pronostic.

                        Toutes les sociétés savantes recommandent d'établir une enquête détaillée afin d'éliminer les causes d'exposition environnementale et médicamenteuse avant de retenir le diagnostic de fibrose pulmonaire idiopathique. Selon les recommandations de la SPLF 2021 ; une analyse génétique s'impose pour les sujets jeunes de moins de 50 ans et en cas d'anomalie hématologique, hépatique ou cutanéo-muqueuse, ou en présence d'un contexte familial.

                        Un bilan biologique minimum est nécessaire afin d'exclure une connectivité comportant une CRP, des anticorps antinucléaires et le facteur rhumatoïde, ainsi que les anticorps anti-CCP. Selon les recommandations de l'ATS/ERS/ERJ/ALAT de 2018, ce bilan peut être élargi aux anticorps spécifiques des maladies inflammatoires en cas de signe évocateur.

                        Depuis 2022, les recommandations de l'ATS/ERS/ERJ/ALAT ont réparti les patterns scénographiques en 4 groupes avec un niveau de confiance supérieur à 90% pour le pattern de pneumonie interstitielle commune (PIC) et un niveau de confiance est inférieur à 50% pour le pattern alternative diagnostique à la PIC. Le pattern PIC certaine et PIC probable permettent de retenir le diagnostic de fibrose pulmonaire idiopathique, après discussion multidisciplinaire, en l'absence de diagnostic étiologique, sans recours à une confrontation histologique.

                        Sur le plan histologique, les mêmes recommandations ont défini les critères anatomopathologiques de la PIC et de la PIC probable. La cryobiopsie transbronchique est considérée comme une alternative acceptable à la biopsie pulmonaire chirurgicale dans les centres médicaux expérimentés, tant dans sa réalisation que dans son interprétation.

                        Selon les recommandations de la SPLF en 2021, des traitements symptomatiques peuvent être proposés en cas de symptômes invalidants, et une réhabilitation respiratoire peut être proposée.

                        L'analyse post hoc de l’essai INPULSIS montre un bénéfice du nintedanib, même pour des capacités vitales forcées peu altérées, suggérant ainsi l'intérêt de démarrer le nintedanib à un stade précoce.

                        Selon les recommandations de l'ERS/ESC de 2022 concernant le traitement de l'hypertension pulmonaire, un traitement inhalé par treprostinil peut être considéré chez les patients ayant une hypertension pulmonaire associée à une pneumopathie interstitielle diffuse.

                        En conclusion ; les nouvelles recommandations de l'ATS/ERS/ERJ/ALAT de 2022 ont établi  les critères radiologiques et histopathologiques de la FPI avec un algorithme diagnostique clair permettant de retenir une FPI  sur la base d’une PIC probable, après discussion multidisciplinaire, , sans recours à une biopsie chirurgicale. Les recommandations de 2018 restent encore valables pour le bilan étiologique et le traitement. Les recommandations françaises de 2021 ont défini les facteurs génétiques favorisant une FPI et posent les bases d'un traitement symptomatique. Enfin, les recommandations de 2022 concernant l'hypertension pulmonaire proposent un traitement spécifique de   pulmonaire secondaire à une PID.

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                          PID Fibrose pulmonaire

                          Exacerbation de la BPCO : Prise en charge et prévention

                          publié le juin 13, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

                          Conférence :

                          • Titre : Exacerbation de la BPCO : Prise en charge et prévention.
                          • Séance BPCO et environnement  - Samedi 3 juin 2023

                          Biographie du conférencier

                          • Pr Hichem Aouina
                          • Pneumo-Allergologue chef du service de Pneumologie Hôpital Charles Nicole Tunis

                          Compétences et expertise : 

                          • Pneumo-Allergologie
                          • BPCO - Asthme - Oncologie thoracique
                           
                          Conférence résumée par  :
                          Dr Hana Blibech

                            Résumé de la conférence

                            La BPCO est une maladie chronique caractérisée par une aggravation progressive, clinique et fonctionnelle, et ponctuée d'une variabilité quotidienne, pouvant parfois devenir sévère. L'exacerbation de la BPCO est caractérisée par une cascade de réactions inflammatoires impliquant plusieurs voies immunologiques et différents médiateurs. L'exacerbation a été définie en 1987 par Anthonisen comme une augmentation des symptômes respiratoires tels que la toux, la dyspnée, l'abondance et la purulence des expectorations.

                            Cette définition a été respectée pendant plusieurs années, jusqu'aux dernières recommandations du GOLD de 2022. Les exacerbations sont désormais classées en légères, modérées ou sévères, nécessitant éventuellement une hospitalisation. Cette nouvelle définition présente des limites, car environ 50 % d'entre elles ne sont pas rapportées et la gravité de l'événement n'est évaluée qu'a posteriori, en fonction de la prise en charge. Les exacerbations modérées à sévères sont suivies d'une période de récupération plus ou moins longue et entraînent une baisse de la fonction respiratoire d'environ 25 %.

                            Une nouvelle définition a été proposée par un panel d'experts ; "The Rome Proposal" en 2021 et adoptée par le GOLD 2023. L'exacerbation est désormais définie par « une augmentation de la dyspnée et/ou de l'expectoration pendant au moins 14 jours, causée par une infection, la pollution ou d'autres irritants, et peut s'accompagner de tachypnée et de tachycardie. Elle est fréquemment associée à une augmentation du syndrome inflammatoire local et systémique ».  Cette nouvelle définition nécessite un examen clinique approfondi pour évaluer les signes de gravité, afin de décider d'une prise en charge en ambulatoire ou en hospitalisation, et d'éliminer les principaux diagnostics différentiels tels que la pneumonie, l'insuffisance cardiaque et l'embolie pulmonaire. Des examens complémentaires tels que la gazométrie artérielle et le dosage de la CRP doivent être réalisés pour déterminer la cause de l'événement, qu'elle soit virale, bactérienne, environnementale ou autre.

                            La survenue d'exacerbations permet de prédire une exacerbation ultérieure et le risque de décès. D'ailleurs, dans les recommandations du GOLD 2023, les patients ayant présenté une exacerbation ayant conduit à une hospitalisation ou plus que deux exacerbations sont tous classés au stade E, quel que soit le niveau des symptômes.

                            L'objectif de la prise en charge est de minimiser l'impact négatif de l'exacerbation et de réduire le risque d'exacerbations futures. Les formes légères peuvent être traitées en ambulatoire, tandis que les formes modérées à sévères sont prises en charge en milieu hospitalier. Le traitement de l'exacerbation est basé sur les bronchodilatateurs à courte durée d'action, la corticothérapie par voie générale, l'oxygénothérapie et l'antibiothérapie. La corticothérapie permet d'améliorer la fonction pulmonaire et de réduire les délais de récupération. L'antibiothérapie permet de réduire la mortalité à court terme et la durée de séjour en unité de soins intensifs. Le choix de l'antibiothérapie est guidé par l'épidémiologie et les résistances locales, en tenant compte du risque absolu d'infection. Son bénéfice est plus démontré lors des exacerbations sévères ; son indication lors des exacerbations traitées en ambulatoire est discutable selon les facteurs de risque.

                            Les exacerbations de BPCO sont hétérogènes et nécessitent une prise en charge personnalisée, en tenant compte des différents phénotypes et en se basant sur des biomarqueurs d'inflammation. Par ailleurs, l'indication d'un traitement corticoïde inhalé est discutable devant des antécédents d'hospitalisation pour exacerbations ou d'exacerbations fréquentes, et dans le cas d'un taux d'éosinophiles supérieur à 300 cellules/μL. En effet, la trithérapie (LABA, LAMA et corticoïde inhalé) réduit le risque de décès toutes causes confondues et le risque d'exacerbation modérée à sévère.

                            La prévention repose sur le sevrage tabagique, la réhabilitation pulmonaire et la vaccination contre la grippe ; COVID-19 et le pneumocoque. Il est également important d'insister sur l'éviction des sources de pollution. L’oscillométrie à domicile peut également être un moyen de détection précoce des exacerbations. Un plan d'action personnalisé doit être proposé aux patients.

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                              BPCO Environnement

                              Impact du réchauffement climatique sur l’appareil respiratoire

                              publié le juin 13, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

                              Conférence :

                              • Titre : Impact du réchauffement climatique sur l’appareil respiratoire
                              • Séance BPCO et environnement  - Samedi 3 juin 2023

                              Biographie du conférencier

                              • Pr Ali Ben Kheder
                              • Pneumo-Allergologue dans le secteur libéral

                              Compétences et expertise : 

                              • Pneumo-Allergologie - Environnement
                              • BPCO - Asthme - PID
                              • Tuberculose
                               
                              Conférence résumée par  :
                              Dr Hana Blibech

                                Résumé de la conférence

                                Il existe actuellement un paradoxe entre la reconnaissance de la réalité des nuisances de la pollution et l'insouciance comportementale collective et individuelle. Il est évident que le réchauffement climatique a des impacts sur la santé qui sont reconnus, admis et subis.

                                Le réchauffement climatique est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère à l'échelle mondiale, qui évolue depuis plusieurs années. Les principales causes de ce réchauffement climatique sont les niveaux élevés de gaz à effet de serre produits par l'activité humaine, mais aussi des phénomènes naturels géologiques, biologiques par la faune et la flore, et astronomiques. Toutefois, les activités de l'homme sont les causes majeures de l'augmentation de l'effet de serre par la pollution industrielle, mais surtout par l'augmentation considérable de la natalité.

                                L'effet de serre contribue à retenir une partie de la chaleur solaire sur la surface de la terre, ayant ainsi un effet bénéfique sur la température moyenne atmosphérique. Cependant, nous assistons depuis les années 1960-1980 à une augmentation considérable de la température, au-delà des seuils normaux, ainsi qu'à une élévation du niveau de la mer comprise entre 9 et 88 cm, et une réduction des ressources en eau. Les régions les plus concernées sont l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Afrique de l'Ouest, l'Asie et également l'Australie.

                                Le changement climatique influence la santé des humains. En effet, depuis 2004, le réchauffement a provoqué plus de 140 000 décès supplémentaires par an. Le climat changeant entraîne, de façon directe ou indirecte, une augmentation des maladies transmissibles, des allergies et des maladies chroniques. La mortalité due à la pollution atmosphérique est principalement observée dans les pays à faible revenu.

                                La mortalité due à des causes respiratoires est attribuable à l'augmentation des niveaux de dioxyde de soufre, de particules fines et de fumées noires. Les particules fines se déposent dans le poumon profond et augmentent le risque d'infections respiratoires aiguës ainsi que le développement d'allergies. Il n'existe pas de seuil en deçà duquel les polluants sont inoffensifs pour la santé. Le stress oxydatif résultant de l'inhalation de polluants est à l'origine de pathologies respiratoires et d'une inflammation systémique, ce qui entraîne le développement de pathologies cardiovasculaires.

                                Une étude de l'Inserm a révélé une augmentation de l'incidence de l'asthme dans les zones polluées, en particulier chez les enfants. Une autre étude réalisée entre 1990 et 2001 a démontré que l'augmentation d'un degré de plus de la température était responsable d'une augmentation des hospitalisations pour des problèmes pulmonaires, en particulier chez les sujets de plus de 75 ans. Le réchauffement climatique a pour conséquence une modification des saisons polliniques, devenues plus précoces et plus intenses. De plus, la production de pollen est augmentée de 61% dans des atmosphères enrichies en CO2. Il existe également un lien entre le niveau de pollution et le développement de la BPCO, ainsi que le risque d'exacerbations. La proportion attribuable à la pollution atmosphérique urbaine dans les décès par cancer du poumon est d'environ 8%, selon des statistiques datant de 2004. La pollution de l'air peut également être incriminée dans le développement de pneumopathies interstitielles diffuses.

                                Les solutions doivent se baser sur des actions communes à l'échelle mondiale afin de réduire les gaz à effet de serre, en misant sur des sources d'énergie renouvelables et en contrôlant la natalité.

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                                  Environnement

                                  Cigarette électronique et tabac chauffé : Le point sur cette nouvelle tendance

                                  publié le juin 13, 2023 par Zouhair Souissi publié dans Résumés des 3èmes Rencontres Franco-Tunisiennes de Pneumologie 2023

                                  Conférence :

                                  • Titre : Cigarette électronique et tabac chauffé : Le point sur cette nouvelle tendance.
                                  • Séance Tuberculose  - Samedi 3 juin 2023

                                  Biographie du conférencier

                                  • Dr Zouhair Souissi
                                  • Pneumo-Allergologue Chef du service de pneumologie Hôpital de Siliana

                                  Compétences et expertise : 

                                  • Pneumo-Allergologie - Tabacologie
                                   
                                  Conférence résumée par  :
                                  Dr Hana Blibech

                                    Résumé de la conférence

                                    Le tabagisme est un problème majeur de santé publique, causant 8 millions de décès chaque année dans le monde. Au cours des dernières années, nous avons assisté au développement et à la commercialisation de divers nouveaux produits de nicotine et de tabac, concomitants à une régression des bénéfices du marché des cigarettes classiques. La cigarette électronique et le tabac chauffé sont des dispositifs actuellement proposés comme une alternative supposée sans effet nocif. D'autres produits sont également commercialisés, tels que les sachets de nicotine et les cigarettes électroniques jetables comme JUUL.

                                    La cigarette électronique a été lancée en 2007. Elle produit en effet une expérience similaire à celle de la cigarette classique, offrant le même rituel de tenir, porter à la bouche et inhaler. De plus, la pharmacocinétique de la nicotine est similaire à celle de la cigarette classique. La cigarette électronique est un dispositif qui diffuse un aérosol d'une solution contenant du propylène glycol, de la glycérine végétale et de la nicotine. Cependant, elle contient également des substances toxiques telles que le formaldéhyde, l'acétaldéhyde, l'acroléine, les nitrosamines, les nanoparticules et le diacétyle, qui ont tous un impact négatif sur la santé. En effet, les conséquences de l'utilisation de la cigarette électronique sur la santé sont indéniables, notamment des effets respiratoires par une augmentation significative de la résistance des voies aériennes, une augmentation du risque cardiovasculaire, du risque de cancer et un impact bucco-dentaire.

                                    Le tabac chauffé est un dispositif qui chauffe le tabac à 350 °C, libérant de la nicotine ainsi que des gaz et substances toxiques par pyrolyse. Les données actuelles sont limitées quant à la réduction des risques sanitaires, étant donné que les études sont souvent mises en place et financées par l'industrie du tabac. Les produits tels que les IQOS représentent actuellement 71% de la part du marché du tabac chauffé, dépassant les cigarettes électroniques. Le tabac chauffé contient des substances toxiques telles que les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les composés organiques volatils, l'oxyde de carbone et le monoxyde d'azote. Il est actuellement établi que le tabac chauffé est considérablement plus nocif que la cigarette électronique.

                                    Une méta-analyse Cochrane évaluant l'intérêt du tabac chauffé dans le sevrage tabagique, incluant 13 études dont 11 essais financés par les fabricants de tabac, n'a rapporté aucune donnée indiquant si le tabac chauffé aide à arrêter de fumer. Une autre revue systématique de la littérature évaluant les conséquences du tabac chauffé sur les poumons, incluant 79 études a conclu que le tabac chauffé a un impact cellulaire aussi nocif que les cigarettes classiques, avec des dommages pulmonaires confirmés à l'échalle expérimentale.

                                    L'utilisation de la cigarette électronique comme outil de sevrage présente un risque potentiel de double utilisation du tabac et des cigarettes électroniques. Les données actuelles ne permettent pas de conclure de manière définitive, en l'absence d'études de haute qualité, sur l'efficacité du tabac chauffé dans le sevrage tabagique. Il est donc nécessaire de mener des recherches indépendantes et financées de manière indépendante.

                                    En conclusion, ces nouveaux produits présentent des risques qui ne sont pas moindres et que nous avons besoin de plus de recul pour statuer sur leur innocuité et leur apport dans le sevrage tabagique.

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